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recherche/expérimentation en AB

L'enherbement sur le rang : un outil pour limiter les ravageurs ? L'intérêt de la biodiversité fonctionnelle

Type d'actionProjet Recherche/Expé
StatutTerminée
Début  janvier 2016
Fin  décembre 2017
Implication dans l'AB100% AB
Echelle de l'action
Régionale

Localisation
PACA
 

 

Organisme(s) des responsables

GRAB


Productions

Agroforesterie en général
Cultures fruitières en général
Cultures légumières en général
 

Thématiques

Gestion des ravageurs
Production végétale en général
 


Objectif

L'objectif de cet essai est d'adapter la stratégie des bandes fleuries au contexte particulier des parcelles agroforestières. Un certain nombre de ravageurs est commun aux cultures légumières et fruitières (pucerons, lépidoptères) ; il est donc possible d'envisager des bandes fleuries qui puissent jouer un rôle sur les cultures annuelles (légumes) et pérennes (arbres fruitiers). Les principales études sur la biodiversité fonctionnelle en arboriculture ont concerné des bandes fleuries d'annuelles et de vivaces semées dans l'entre-rang en mélange dans les travaux du Fibl (Wyss, 1995 ; Wyss et al., 2005), les haies composites dans les travaux de l'INRA (Simon et al., 2010). Les résultats du CASDAR agroforesterie 2009-2011 montrent bien l'intérêt de l'agroforesterie pour améliorer l'efficacité agro-écologique des systèmes agroforestiers, mais les bandes fleuries sur le rang, qui n'ont pas été étudiées jusqu'à présent, pourraient, en augmentant la complexité du système et en multipliant les possibilités de gîte pour les auxiliaires, s'avérer intéressantes dans ce contexte.

Résultats

Type de diffusion
Article technique de vulgarisation
Synthèse, rapport

Propriété des résultats

GRAB

Localisation des résultats

www.grab.fr

Résultats attendus

L'année 2016 année a permis de sélectionner et de mettre en place des espèces végétales sensées favoriser la présence de différents auxiliaires. Des premières observations botaniques ont été réalisées. Elles doivent être complétées par des observations entomologiques en fin d'hiver-début de printemps pour vérifier si les espèces végétales permettent une présence renforcée de la faune auxiliaire, à cet instant crucial pour les cultures.

Parmi les espèces plantées en 2016, certaines ne se sont pas maintenues (pissenlit, mélilot, carotte, fenouil) ou mal (mauve), en 2017.
L'occupation du sol a été très satisfaisante pour l'achillée, la centaurée, le leucanthème, dès l'automne 2016. Pour la potentille, la rue, le sainfoin et la sauge, l'installation est plus lente, mais satisfaisante. La couverture du sol assurée par l'alysson et la mauve est modeste, de sorte que les adventices se développent sur ces parcelles.
Globalement, environ 85% des auxiliaires échantillonnés sur les différentes espèces végétales sont des prédateurs généralistes (araignées, forficules, punaises prédatrices) qui peuvent contribuer à la régulation de nombreux ravageurs. L'achillée, la centaurée, l'alysson et le leucanthème sont les espèces les plus intéressantes si on considère les populations globales d'auxiliaires.
En considérant les auxiliaires spécifiques, l'achillée, la potentille, le leucanthème sont les espèces les plus favorables. L'achillée et le leucanthème hébergent des pucerons, ces espèces peuvent donc servir de plante-relais, alors que la potentille n'héberge des auxiliaires que quand elle est en fleurs.
 

Partenaires scientifiques et techniques

Ferme de la Durette


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